Quel est l’impact du pharmacien oeuvrant dans une clinique de polypharmacie au sein d’un hôpital militaire?

Ridderhoff KJ, Hull JR, Sandberg SK. Blanchfield Army Community Hospital Polypharmacy Clinic. J Manag Care Spec Pharm. 2015 Jan;21(1):8-11. 

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle prospective menée au Blanchfield Army Community Hospital de Fort Campbell, Kentucky (USA).
  • Données recueillies dans les dossiers médicaux de 28,000 soldats composant 4 équipes de combat d’infantrie.
  • En 2011, l’hôpital militaire a mis en place une nouvelle clinique conçue pour les soldats avec une polypharmacie considérée à risque d’évènements indésirables. Les critères spécifiques nécessaires pour qu’un soldat soit dirigé vers la clinique étaient : prise de plus de 3 médicaments chroniques, incluant au moins un psychotrope ou un dépresseur du système nerveux central. La clinique était composée d’un pharmacien militaire spécialisé en polypharmacie et d’un assistant technique en pharmacie. Des 28 000 soldats dont le dossier a été analysé, 895 d’entre eux ont rempli les critères de polypharmacie et se sont présentés à la clinique sur une période de 12 mois. Les chercheurs ont compilé toutes les interventions pertinentes du pharmacien militaire.
  • Durant la période d’étude, les soins pharmaceutiques prodigués ont permis la réalisation de 1574 interventions pharmaceutiques
  • Les trois activités les plus fréquentes du pharmacien militaire ont été le changement de médicaments (23,09% des consultations), la recommandation de tests de laboratoire (15,39% des consultations) et la cessation de médicaments (14,68% des consultations).
  • Le pharmacien militaire a changé 132 doses (11,8%).
  • Le pharmacien militaire a évité 93 interactions médicamenteuses (8,32%).
  • Le pharmacien militaire a corrigé 41 effets indésirables (3,67%).
  • Le pharmacien militaire a émis 10 recommandations de suivi rapproché de consommation de substances contrôlées (0,90%).
  • Le pharmacien militaire a généré 55 profils de restrictions de déploiement (4,92%).
  • Le pharmacien militaire a détruit 93 médicaments expirés ramenés par les soldats (8,32%).
  • Le pharmacien militaire a formulé 172 recommandations de tests de laboratoire (15,39%).
  • Le pharmacien militaire a ajouté 121 médicaments (10,8%).
  • Le pharmacien militaire a changé 258 médicaments (23,09%).
  • Le pharmacien militaire a cessé 164 médicaments (14,68%).
  • Le pharmacien militaire a évité 60 duplications thérapeutiques (5,37%)
  • Le pharmacien a mené une entrevue d’urgence auprès d’un soldat suicidaire (0,09%).

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme questions

  • Quelles retombées ces interventions pharmaceutiques ont-elles eu sur l’état de santé des soldats?
  • Ces interventions pharmaceutiques avaient-elles lieu à l’hôpital militaire avant la mise en place de la clinique de polypharmacie?
  • Quel est le niveau de satisfaction des soldats et de leurs proches face à ces interventions pharmaceutiques?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Évaluer la prise en charge des patients sous polypharmacie chronique dans votre milieu de pratique.
  • Dresser une liste d’éléments essentiels à vérifier chez tout patient sous polypharmacie chronique.
  • Recenser les interventions les plus fréquentes auprès des patients sous polypharmacie chronique dans votre milieu de pratique et les partager avec vos collègues.

Auteur : Émile Demers

Relecteurs: Mylène Breton, Jean-François Bussières

Création : 20 mai 2015

Publication : 10 juin 2015

 

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