Quel est l’impact du pharmacien sur les erreurs et les opportunités manquées de vaccination en pédiatrie ?

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Wise KA, Sebastian SJ, Haas-Gehres AC, Moore-Clingenpeel MD, Lamberjack KE. Pharmacist impact on pediatric vaccination errors and missed opportunities in the setting of clinical decision support. J Am Pharm Assoc (2003). 2017 May – Jun;57(3):356-361.

Ce que cette étude nous apprend :

  • Étude randomisée contrôlée prospective au sein de deux cliniques pédiatriques de soins primaires (clinique intervention et clinique contrôle), Nationwide Children’s Hospital, Columbus, Ohio, États-Unis.
  • La clinique intervention dispose d’un pharmacien à temps plein participant aux décisions cliniques contrairement à la clinique contrôle.
  • Évaluation des erreurs et des opportunités de vaccinations sur 504 consultations pédiatriques par clinique pendant une période de trois mois en 2015.
  • L’intervention du pharmacien a consisté à évaluer pour toute consultation, l’admissibilité des patients pédiatriques aux possibilités de vaccination et élaborer un plan de vaccination spécifique,communiqué au médecin. Le motif de consultation, le statut du médecin ayant pris en charge le patient (résident ou médecin), le nombre et le type de vaccins déjà administrés, les erreurs de vaccination (p.ex. doses administrées avant l’âge recommandé, rappel effectué trop tôt, rappel non nécessaire) et les opportunités de vaccination manquées à la date de la rencontre ont été recueillis pendant l’étude.
  • L’étude a évalué les erreurs et opportunités pour 13 vaccins en dehors de la saison grippale.
  • Suite à l’évaluation des dossiers, le pharmacien a élaboré les recommandations de vaccination auprès des médecins de façon orale ou via le dossier patient informatisé.
  • L’intervention pharmaceutique est associée à une diminution des erreurs de vaccination dans la clinique intervention : zéro erreur contre deux. Les erreurs concernaient l’injection d’une dose non nécéssaire pour le vaccin contre le tétanos/diphtérie et le rotavirus
  • L’intervention pharmaceutique est associée à une diminution du nombre d’opportunités de vaccination manquées  : 42 opportunités manquées dans la clinique intervention contre 80 dans la clinique contrôle. La différence est significative entre les groupes pour une opportunité de vaccination manquée concernant au moins un vaccin : 51 opportunités manquées dans la clinique intervention contre 30 dans la clinique contrôle. (p=0.015). Ces opportunités manquées étaient significativement plus importantes pour les vaccins contre le tétanos/diphtérie/pertussis, l’hépatite A et le pneumocoque.
  • Dans l’étude:
    • Les patients âgés de 7 à 10 ans(Odds ratio:5.65;0.255-1.772) suivis des 11 à 18 ans(Odds ratio:2.75;1.379-5.483) sont significativement plus à risque d’avoir une opportunité manquée de vaccination,
    • Les patients qui consultent pour un état de santé alteré sont également significativement plus à risque d’avoir une opportunité manquée de vaccination (Odds ratio:2.467; 1.451-4.194).

Ce que nous savions déjà :

  • Les rôles et retombées du pharmacien concernant la vaccination en pédiatrie sont peu documentés. Nous avons recensé quelques études indexées dont PMID24860867 et PMID28677269.
  • Toutefois, de nombreux articles parlent des rôles et des retombées du pharmacien concernant la vaccination et la population générale. On peut consulter le site Impact Pharmacie et la fiche synthèse sur la vaccination.

Ce qu’on se pose comme question :

  • L’étude n’a pas distinguée les enfants considérés comme étant à haut risque.  QQuel est l’impact du pharmacien dans cette population plus fragilisée ?
  • Quel est l’impact du pharmacien lors de la saison grippale ?
  • Quel est la part des opportunités manquée associée aux refus parentaux ?
  • Les erreurs d’administration n’ont pas été prises en compte, cette donnée méritrait -elle d’être analysée ?
  • Un étude similaire dans un établissement gériatrique montrerait elle les mêmes résultats ? Même questionnement pour les populations souffrant de maladies chroniques.

Ce que vous pouvez notamment faire :

  • Fournir des données probantes sur la sécurité des vaccins.
  • Sensibiliser la population sur l’importance de la vaccination.
  • Connaitre le calendrier vaccinal et ses mises à jour.
  • Documenter le statut vaccinal des patients.
  • Identifier les patients à risques et contacter au besoin les professionnels de santé impliquées dans la vaccination.
  • Assurer un suivi des patients nécessitant des rappels de doses.
  • Mettre en place une étude interne avec un pharmacien  afin de confirmer ou infirmer les résultats de cette étude.

Auteur : Perrine Scherrer, Éléonore Ferrand

Création : 04 juillet 2017

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Le pharmacien communautaire favorise t’il le bon usage des AINS chez les personnes âgées?

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Bear MD, Bartlett D, Evans P. Pharmacist Counseling and the Use of Nonsteroidal Anti-Inflammatory Drugs by Older Adults. Consult Pharm. 2017 Mar 1;32(3):161-168.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle prospective réalisée dans une pharmacie communautaire dans le Massachussetts, États-Unis.
  • L’étude se déroule du 1er septembre au 31 décembre 2015 et inclus 83 patients âgés de 60 ans et plus.
  • L’objectif de l’étude est de déterminer l’impact de la revue de médication pour la détection et l’usage des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) chez les personnes âgées.
  • Parmi les 83 patients inclus, 39 ont recourt aux AINS.
  • Sur la base d’un questionnaire construit préalablement, pharmaciens et étudiants en pharmacie ont évalué  :
    • si la consommation était appropriée ou non,
    • la présence d’interactions médicamenteuses (IACE, Sartan, diurétique, aspirine, IPP et anti-H2)
    • la présence de comorbidités (insuffisance cardiaque, hypertension, ulcère ou saignement gastrique, insuffisance rénale)
  • Les pharmaciens ont également demandé aux patients s’ils avaient reçu des conseils antérieurs sur les AINS provenant d’autres professionnels de la santé.
  • Les pharmaciens ont ensuite donné des informations générales sur les risques associés aux AINS comme les effets indésirables, les indications approuvées.
  • Un suivi téléphonique a été réalisé après 4 à 20 semaines afin d’évaluer l’impact de l’intervention.

 

  • Parmi les 39/83 (47%)  patients consommant des AINS,  28/39 (71,8%) patients le faisaient de façon inappropriés.
  • Après l’intervention du pharmacien, le nombre de patients ayant un usage inapproprié a diminué et ne concerne plus que 19/39 patients (48,7%).
  • Parmi les 18 patients qui ont bénéficié du suivi téléphonique, 13 (72,2%) avaient une meilleure compréhension des risques associés aux AINS et 15 (83,3%) recommanderait à d’autres patients de bénéficier des conseils du pharmacien sur les AINS.

 

  • Sur les 83 patients inclus dans l’étude, 37 (44,6%) n’ont jamais reçu de conseils pharmaceutiques sur les AINS dont 20 patients sur les 39 identifiés utlisateurs d’ AINS.

Ce que nous savions déjà

  • Le rôle et les retombées du pharmacien en gériatrie sont relativement bien documentés. Plusieurs études ont été publiés sur la prise en charge des patients gériatriques par le pharmacien PMID11443021PMID17493184PMID22642783
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie et la fiche synthèse sur la gériatrie.

Ce qu’on se pose comme question

  • L’intervention ne devrait elle pas cibler un public plus large puisque des AINS sont disponibles en vente libre ?
  • Quels sont les impacts de cette intervention à long terme sur les prescriptions et la consommation des AINS en vente libre?
  • Quels sont les impacts de cette intervention sur les motifs de consultations médicales ou aux urgences ?
  • Les résultats de l’étude seraient-ils identiques si l’échantillon de patients était plus grand ou avec un groupe contrôle?
  • La détection d’interactions médicamenteuses n’a porté que sur les IACE, Sartan, diurétique, aspirine, IPP et anti-H2. Qu’en est il des autres interations auprès de cette population polymédicamentée. (Anti-aggrégrant plaquettaire, corticoides, ISRS).
  • Quel était le motif de consommation des AINS afin d’identifier un profil ?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Individualiser toute prise en charge des patients en regard des facteurs de risque individuels,  du profil de sécurité d’emploi propre à chaque AINS et des préférences personnelles du patient.
  • Promouvoir l’usage des AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte possible et réévaluer régulièrement la nécessité et l’efficacité des prescriptions.
  • Faire un conseil complet sur les AINS chez les personnes âgées et leur entourage en raison des comorbidités et de la polymédication.
  • Assurer le suivi des patients pour détecter la survenue d’effets indésirables.
  • Sensibiliser les patients aux dangers potentiels liés aux médicaments en vente libre.

Auteur : Sarah Pelletier, Éléonore Ferrand

Création : 4 août 2017

Comment communiquer efficacement nos interventions pharmaceutiques aux prescripteurs ?

Renaudin P, Esteve MA, Berbis J, Delorme J, Pisano P, Honore S. Les interventions pharmaceutiques dans un centre hospitalier universitaire: influence du mode de transmission sur leur acceptation par le prescripteur, 2016. Le Pharmacien Hospitalier et Clinicien51(1), 2-8.

20171107 Renaudin 

Ce que cette étude nous apprend :

  • Étude observationnelle rétrospective, conduite à l’Hôpital de la Timone, Marseille, France.
  • Objectif : Déterminer quel mode de transmission de l’intervention pharmaceutique (IP) a le plus d’impact sur son acceptation par le prescripteur.
  • Recueil de 1159 IP collectées dans la base de données dont 723 incluses dans l’étude, entre 2014 et 2015 et analysées grâce au logiciel Act-IP®.
  • Une IP est considérée comme acceptée lorsque le prescripteur a modifié la prescription conformément à l’IP dans un délai maximum de 48h.
  • Le mode de transmission de l’IP est classé selon 4 catégories : oral, appel téléphonique, appel téléphonique + logiciel d’aide à la prescription, logiciel d’aide à la prescription.
  • 571/723 (79%) IP ont été acceptées VS 152/723 (21%) refusées.
  • Le mode de transmission des IP impliquait le logiciel d’aide à la prescription (587/723, 81,2%), un appel téléphonique en supplément de l’IP rédigée sur le logiciel de prescription (83/723, 11,5%), une transmission orale (30/723, 4,1%) et un appel téléphonique seul (23/723, 3,2%).
  • L’acceptation des IP est analysée selon le statut du pharmacien (interne ou sénior), du statut du prescripteur (interne ou sénior), la nature de l’IP (problèmes médicamenteux, recommandations), le mode de transmission, les services, au problème éventuel lié à l’informatique. L’analyse multivariée ajustée au service et au type de recommandation montre que le taux d’acceptation des IP était plus important si elle était transmise oralement (p = 0,041) ou par appel téléphonique + suivi transmission logiciel (p = 0,001).
  • L’analyse univariée des autres facteurs associés à l’acceptation des IP n’a pas montré de différence statistiquement significative.
  • Les principaux types de problèmes nécessitant une IP (surdosage (37,6,2%), non-conformités aux référentiels et contre-indication (16,2%), voies et/ou administration
    inappropriées (14,1%) , médicaments non indiqués (10,2%) ) sont semblables,en fréquence, aux données de la littérature.

Ce que nous savions déjà :

Ce qu’on se pose comme question :

  • L’acceptation des IP par le prescripteur pourrait être également due au caractère plus ou moins urgent et/ou majeur de l’IP, incitant le pharmacien à la transmettre oralement. Cela constitue-t-il un biais important ?
  • 31,6% des IP liées à l’informatique concernaient un surdosage surtout à cause d’un doublon de ligne de prescription et 32,6% liées à un sous-dosage surtout à cause d’une erreur d’unité de dose, quels sont les moyens mis en oeuvre pour réduire la part des erreurs informatiques ?

Ce que vous pouvez notamment faire :

  • Promouvoir les avantages de la communication orale entre le pharmacien, le médecin et les autres professionnels de santé. 
  • Participer aux tournées cliniques pour véhiculer une image de disponibilité du pharmacien.
  • Tracer et analyser les IP du pharmacien. ( p.ex outil Act-IP®).
  • Éduquer les professionnels de la santé à l’utilisation des logiciels.
  • Optimiser la qualité des outils informatiques pour réduire la part des erreurs de prescription par doublons ou unités de dosage.

 

Auteur : Perrine Scherrer, Éléonore Ferrand

Création : 28 juillet 2017

L’impact du pharmacien dans la prescription des opioïdes en médecine dentaire

20170620 Visual Abstract - Opioid in dental practice

Stewart A, Zborovancik KJ, Stiely KL. The impact of pharmacy services on
opioid prescribing in dental practice. J Am Pharm Assoc (2003). 2017 Mar –
Apr;57(2S):S78-S82.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle rétrospective dans une clinique dentaire sans frais pour les patients ayant un faible accès aux soins médicaux à Pittsburgh aux États-Unis.
  • L’étude se déroule de janvier 2010 à mars 2016 et inclus 102 prescriptions d’opioïde pour 89 patients.
  • Les pharmaciens sont intégrés soit complètement, partiellement ou aucunement avec les dentistes.
    • Intégration complète, le pharmacien collabore avec le dentiste pour la rédaction de toutes les prescriptions.
    • Intégration partielle, le dentiste a accès au pharmacien en cas de besoin.
    • Sans intégration, le dentiste est complètement indépendant.
  • Le taux de prescription d’opioïdes est analysé selon l’intégration du pharmacien incluant une analyse plus fine de l’adhérence des prescriptions d’opioïdes aux politiques de bon usage de la clinique. Le taux d’erreurs sur les prescriptions est également évalué.

 

  • L’intégration du pharmacien de façon complète ou partielle a permis de réduire significativement le taux de prescription des opioïdes : 0,5 prescriptions/100 contenait des opioïdes avec l’intégration du pharmacien tandis que 1,8 prescriptions/100 en contenait en l’absence du pharmacien. Les dentistes étaient 81% moins portés à prescrire des opioïdes lorsque le pharmacien était complètement intégré dans son travail.
  • Aucune différence significative n’a été trouvée dans l’adhésion à la politique sur les opioïdes de la clinique (limite d’une quantité pour 48h). En effet, 5 ordonnances rédigées en présence du pharmacien et 13 ordonnances en son absence ne respectaient pas la politique.
  • Il n’y a pas de différence significative non plus dans le taux d’erreurs sur les prescriptions. Au total, 20 prescriptions contenaient des erreurs dont 13 étaient rédigées par des dentistes sans intégration du pharmacien.

Ce que nous savions déjà

  • Le rôle et les retombées du pharmacien dans la prise en charge de la douleur sont relativement bien documentés. D’autres études sur la gestion des opioïdes ont été publiés PMID28292501PMID24246213
  • On peut consulter le site Impact Pharmacie et la fiche synthèse sur la douleur

Ce qu’on se pose comme question

  • Quel est l’impact clinique associé à la réduction de l’utilisation des opioides?
  • Quelle est la place réelle du pharmacien dans la pratique dentaire?
  • Comment mettre en place une telle collaboration?
  • Dans le contexte actuel de la crise des opioïdes, qu’est-ce que le pharmacien peut faire pour augmenter la responsabilisation des prescripteurs?
  • Sachant que le dentiste est l’un des plus grand prescripteur d’opioïdes chez les enfants et adolescents, quel serait l’impact du pharmacien sur la prescription d’opioïdes pour cette population?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Promouvoir la prescription d’analgésiques alternatifs aux opioïdes.
  • Sensibiliser les patients aux risques de dépendance.
  • Sensibiliser les patients aux effets indésirables.
  • Collaborer davantage avec les autres professionnels afin d’éviter une sur-prescription d’opioïdes et conduire une activité de déprescription.
  • Amorcer une réduction graduelle de la dose chez les patients sous opioïdes en proposant un soutien multidisciplinaire lorsque le sevrage progressif est difficile.
  • Repérer les patients ayant des antécédents d’abus et de dépendance liés à l’usage de drogues ou une maladie mentale active et leur éviter une exposition aux opioïdes.

 

 

 

Auteur : Sarah Pelletier, Éléonore Ferrand

Création : 19 juin 2017

Le pharmacien peut-il améliorer les marqueurs de qualité de vie chez les patients?

Mohammed MA, Moles RJ, Chen TF. Impact of Pharmaceutical Care Interventions on Health-Related Quality-of-Life Outcomes: A Systematic Review and Meta-analysis. Ann Pharmacother. 2016 Oct;50(10):862-81

Ce que cette étude nous apprend

  • Revue systématique et méta-analyse visant la évaluer l’impact des soins pharmaceutiques sur le score « Health-Related quality of Life » (HRQoL) et à déterminer la sensibilité de ce score sur les services pharmaceutique.
  • La revue inclut les études publiées dans plusieurs pays.
  • La revue systématique s’est basée sur les base de données suivantes:  MEDLINE, EMBASE, International Pharmaceutical Abstracts, Global Health, PsychINFO, PubMed, CINAHL et Web Science.  La technique de recherche utilise les termes suivants: « soins pharmaceutiques » et du score « health-related quality of life »(HRQoL). Les articles pris sont ceux publiés entre janvier 2005 et septembre 2015. La recherche du HRQoL et des soins pharmaceutiques se décline en plusieurs termes dont « qualité de vie » pour HRQoL et « pratique clinique » pour le terme soins pharmaceutiques.  Par la suite, les articles sélectionnés sont vus indépendamment avant d’être approuvés.
  • En tout, 31 études randomisées contrôlées, 9 études non randomisées avec un groupe comparateur et 9 études avant-après sont inclues. La période de suivi variait de 3 à 24 mois avec 54,2% des études qui ont un suivi plus grand que 6 mois.
  • Les résultats de l’analyse des sensibilité démontre un impact modéré des services pharmaceutiques sur le fonctionnement physique, la santé générale et la santé émotionnelle. Elle démontre un impact probable sur la douleur corporelle et l’énergie et la fatigue/vitalité et pour finir, aucun impact sur la santé mentale et le rôle physique.
  • 19 des 21 études randomisées contrôlées, 6 des 8 études avant-après et 6 des 9 études non randomisées avec un groupe comparatif ont vu une amélioration statistiquement significative sur au moins un domaine du HRQoL. Aussi, 17 (35,4%) n’ont vu aucune amélioration significative des domaines du HRQoL.

Ce que nous savions déjà

  • Le rôle positif des interventions pharmaceutiques sur la qualité de vie de des affections chronique comme la dépression PMID23537456  ou la douleur PMID23562814

Ce qu’on se pose comme question

  • Quel score permet d’avoir de meilleurs résultats sur les interventions pharmaceutiques?
  • L’inclusion d’études écrites dans une autre langue que l’anglais nous donnent-elle le même résultat?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Instaurer un questionnaire de qualité de vie pour le suivi de vos patients afin de pouvoir déterminer l’impact direct de vos services pharmaceutiques sur vos patients et leur permettre de participer conjointement aux soins.
  • Recueillir les commentaires de vos patients sur l’amélioration de leur qualité de vie.

Auteurs: Soraya Mamoun

Création: 09 novembre 2016

Publication: 06 septembre 2017

 

 

Quel est l’impact clinique est économique du pharmacien dans une unité de chimiothérapie?

Han JM, Ah YM, Suh SY, Jung SH, Hahn HJ, Im SA, Lee JY. Clinical and economic impact of pharmacists’ intervention in a large volume chemotherapy preparation unit. Int J Clin Pharm. 2016 Oct;38(5):1124-32. doi: 10.1007/s11096-016-0339-9

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle rétrospective dans une unité de chimiothérapie à large volume au Cancer Hospital of Seoul National University à Séoul en Corée du Sud
  • L’étude inclut toutes les interventions des pharmaciens effectuées et documentées dans le département d’oncologie entre mai 2012 et avril 2013
  • Les interventions effectuées sont revus par un oncologue et un pharmacien indépendants afin d’en évaluer la pertinence clinique. Les deux professionnels de la santé attribuent une note de « non significatif » à « extrêmement significatif » à l’intervention. Un tableau résume la décision du pharmacien et celle de l’oncologue séparément et en fait une moyenne. Aussi, une analyse coût-bénéfice des interventions des pharmaciens a été faite en déduisant le salaire des pharmaciens.
  • Un total de 39 649 prescriptions pour 6 364 patients ont été analysées pour lesquelles 631 ont reçu une intervention du pharmacien pour 435 patients. L’acceptation moyenne est de 72,1%.  La principal intervention des pharmaciens concerne un problème de dose (60,9% des interventions avec un taux d’acceptation de 65,5%). La principale raison de refus des interventions à 56,5% est une demande changement de dose qui se trouve dans une marge de 10% de la dose initialement prescrite.
  • La moyenne de la notation du pharmacien et de l’oncologue donne: 1.3 % des interventions qui sont considérées extrêmement pertinentes, 9,8% interventions très pertinentes, 39,3% interventions pertinentes, 44,1% interventions plus ou moins pertinentes et finalement, 5,5% interventions qui sont non pertinentes
  • L’analyse coût-bénéfice présente un total des coûts sauvés de 85 896,5$. De plus, le total des bénéfices est de 160 555 $ et le coût-bénéfice net de 116 493,4 $

Ce que nous savions déjà

Ce qu’on se pose comme question

  • Les interventions faites par les pharmaciens ont-elles toutes été documentées?
  • Les résultats de l’analyse coût-bénéfice seraient-ils les mêmes si un groupe témoin était présent dans l’étude?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Mettre en place un étude interne sur un pharmacien dans votre unité d’oncologie afin de confirmer ou d’infirmer les résultats de cette étude
  • Exposer les bénéfices monétaires d,avoir un pharmaciens dans une unité d’oncologie

Auteur: Soraya Mamoun

Création: 08/11/2016

Publication: 14/06/2017

 

Le pharmacien peut-il améliorer les soins dans le département d’urgence d’un hôpital?

Abdelaziz H, Al Anany R, Elmalik A, Saad M, Prabhu K, Al-Tamimi H, Salah SA,Cameron P. Impact of clinical pharmacy services in a short stay unit of a hospital emergency department in Qatar. Int J Clin Pharm. 2016 Aug;38(4):776-9.

Ce que cette étude nous apprend

  • Étude observationnelle rétrospective dans le département de soins de courte durée de l’urgence à l’hôpital général de Hamad, Doha, Qatar afin d’évaluer l’impact du pharmacien dans cette unité.
  • Tous les patients ayant 18 ans et plus admis  entre octobre 2012 et avril 2013.
  • Les pharmaciens commencent leur journée avec une tournée des patients avec les autres membres de l’équipe médicale. Les pharmaciens pouvaient intervenir auprès du prescripteur pendant ou après la tournée. Le tout est documenté dans le dossier patient et dans un système électronique. Des pharmaciens indépendants ont ensuite analysé les interventions des pharmaciens de l’urgence.
  • Les intervention documentés par les pharmaciens visaient à 24,4% donner de l’information au médecin, 22% l’arrêt d’un médicament non nécessaire, 19,3% l’optimisation d’une dose, 16% l’ajout d’un médicament à la thérapie, 7,6% le changement de la, fréquence d’administration d’un médicament, 5,7% faire un résumé de la médication et à 5% donner de l’information aux patients.
  • Les classes pharmaceutiques visées par les interventions des pharmaciens sont nombreuses: 19,6% sont des médicaments agissant sur le système cardiovasculaire, 19,2% des anti-infectieux, 12,6% des médicaments agissant sur le système gastro-intestinal, 9,3% des médicaments reliés à des pathologies endocriniennes, 8,4% des médicaments reliés à des pathologies d’origine hématologique, 7,6% des médicaments ayant leur action sur le système nerveux central et finalement, 5,7% sont des médicaments agissant sur le système respiratoire.
  • Les recommandations des pharmaciens de l’unité ont un taux d’acceptation de92,9% et 4,6% des interventions ont été rejeté. De plus, 2,5% des recommandations ont été acceptées puis révisées ultérieurement par les médecins.

Ce que nous savons déjà

Ce qu’on se pose comme question

  • Quel est l’impact du pharmacien auprès de patients dans un état critique qui sont admis à l’urgence?
  • Les résultats sont-il transposables chez une population pédiatrique?

Ce que vous pouvez notamment faire

  • Noter toutes interventions effectuées dans votre pratique en tant que pharmacien
  • Évaluer la possibilité d’effectuer des études internes dans votre hôpital afin de voir le rôle du pharmacien dans plusieurs départements

Auteurs: Soraya Mamoun

Création: 07 novembre 2016

Publication: 07 juin 2017